Labour Market Information

Le secteur du tourisme canadien a été durement touché par les efforts mondiaux visant à assurer la sécurité et la santé de tous durant la pandémie de la COVID-19. Les entreprises touristiques ont été parmi les premières touchées et doivent maintenant composer avec une longue reprise. Une grande incertitude demeure quant à la forme que prendront les restrictions et les recommandations en matière de voyage au cours des prochains mois. Même la capacité des résidents locaux à accéder aux entreprises liées au tourisme, des restaurants aux attractions en passant par l’hébergement, varie d’une région à l’autre.

Pour aider à orienter les efforts de relance et s’assurer que nous fournissons des ressources ciblées, utiles et opportunes aux entreprises touristiques de tout le pays, RH Tourisme Canada a entrepris un sondage sur l’impact de la COVID-19 sur la main-d’œuvre touristique.

Vos réponses nous seront utiles à plusieurs niveaux :

  • pour déterminer dans quelle mesure la main-d’œuvre a été touchée par la COVID-19;
  • pour évaluer l’effet des programmes gouvernementaux tels que la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) et le Fonds d’aide et de relance régionale (FARR) pour atténuer les effets de la COVID-19;
  • pour identifier la capacité des entreprises touristiques à reprendre leurs activités, à réembaucher du personnel et à se remettre sur pied à mesure que les restrictions seront levées;
  • pour évaluer dans quelle mesure les entreprises touristiques comprennent les protocoles et les politiques qu’on leur demande de mettre en œuvre pour reprendre leurs activités;
  • pour ajouter à d’autres études et données recueillies par divers moyens, y compris de nouvelles données de Statistique Canada.

Nous savons que les entreprises touristiques ont été invitées à répondre à de nombreux sondages et à fournir divers types de renseignements. Les questions que nous suggérons ne semblent pas être couvertes ailleurs et nous aideront à formuler des recommandations de politiques et de programmes spécifiques pour répondre aux besoins de la population active pendant et après la COVID-19.

Les données consolidées et l’analyse des résultats seront mises à la disposition de toutes les organisations participantes.

Le sondage demeurera en ligne jusqu’au 26 juin.

Répondre au sondage sur l’impact de la COVID-19 sur la main-d’œuvre touristique.

(non désaisonnalisé)

En février 2020, le taux de chômage1 dans le secteur du tourisme était de 5,7 %, soit 0,8 % de plus que le taux signalé en février 2019, et le même que le mois précédent (janvier 2020).

À 5,7 %, le taux de chômage du tourisme était inférieur au taux de chômage non désaisonnalisé du Canada, qui était de 5,9 %.

Les sous-secteurs de l’hébergement, des services de restauration et des transports ont déclaré des taux de chômage plus élevés que ceux du même mois l’an dernier, tandis que le taux de chômage du sous-secteur des loisirs et divertissements est demeuré le même (Tableau 1).

À l’échelle provinciale, le taux de chômage lié au tourisme variait de 4,3 % au Manitoba à 15,5 % à l’Île-du-Prince-Édouard.

Les taux de chômage non désaisonnalisés pour le tourisme dans chaque province, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Québec et de la Colombie-Britannique, étaient inférieurs aux taux déclarés pour l’économie provinciale (Graphique 1).

L’emploi lié au tourisme représentait 10,7 % de la population active totale du Canada pour le mois de février.

Tableau 1 – Taux de chômage – groupes d’industrie du tourisme – février 2019/2020
Groupes d’industrie du tourisme2 Taux de chômage – février 2019 Taux de chômage – février 2020
Tourisme 4,9 % 5,7 %
Hébergement 7,5 % 9,7 %
Restauration 4,8 % 5,7 %
Loisirs et divertissements 7,3 % 7,3 %
Transport 1,7 % 2,5 %
Services de voyage
Graphique 1 – Secteur du tourisme et main-d’oeuvre totale – taux de chômage par province (non désaisonnalisé)

Voir les graphiques interactifs

1 Pour déterminer le taux de chômage, les classifications d’industries (SCIAN) sont basées sur l’emploi le plus récent qui a eu lieu dans la dernière année, et sont auto-identifiés par l’intimé. Les chômeurs sont ceux qui, au cours de la période de référence, étaient disponibles pour travailler mais étaient mise à pied temporaire, étaient sans travail, ou devraient commencer un nouvel emploi dans les quatre prochaines semaines.

2 Tel que défini par le compte satellite du tourisme. Les industries du SCIAN inclus dans le secteur du tourisme sont ceux qui cesserait d’exister or de fonctionner à un niveau d’activité sensiblement réduit comme une conséquence directe de l’absence de tourisme. Source: Enquête sur la population active de Statistique Canada, totalisations personnalisées. Basé sur des données pour la semaine se terminant le 15 février 2020.

Faits saillants de l’Enquête sur la population active (2019)

L’Enquête sur la population active (EPA), menée par Statistique Canada, est la seule source d’estimations mensuelles en matière d’emploi pour les industries canadiennes. Elle recueille des indicateurs normalisés mensuels du marché du travail et est une importante source d’information sur la population active dans toutes les provinces.

RH Tourisme Canada a complété sa revue annuelle des estimations de 2019 disponibles pour les sous-secteurs du tourisme.

L’information présentée ici est tirée de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada. Les taux de chômage dans le secteur du tourisme du Canada y sont présentés par province et par sous-secteur.

Ces données sont non désaisonnalisées, ce qui permet d’établir des comparaisons entre le secteur du tourisme et l’économie globale. À ce titre, les statistiques mensuelles et annuelles pour l’ensemble de la population active du Canada différeront des statistiques désaisonnalisées qui sont généralement présentées par Statistiques Canada.

Le chômage dans le tourisme en 2019

Le taux de chômage dans le secteur du tourisme a légèrement augmenté pour atteindre 5,1 % en 2019, en hausse par rapport au faible taux record de 4,9 % enregistré en 2018. Le taux de chômage du secteur du tourisme était inférieur par plus d’un demi-point de pourcentage au taux de chômage de l’ensemble de la population active qui a atteint un faible taux record de 5, 7 % en 2019 (en baisse par rapport au taux de 5,8 % enregistré en 2018).

Le chômage dans le secteur du tourisme a atteint son niveau le plus bas en septembre (4,5 %), suivi de près par octobre et décembre (4,6 %), ce qui est surprenant, dans la mesure où le chômage dans le secteur du tourisme a tendance à augmenter tout au long de l’automne et de l’hiver en raison de la variabilité saisonnière.

Tendances mensuelles

Le tourisme se compose de 29 industries individuelles regroupées en cinq sous-secteurs. Le sous-secteur de l’hébergement affichait le taux de chômage annuel le plus élevé en 2019, soit 6,9 %, tandis que le sous-secteur du transport avait le plus faible taux, soit 2,6 %.

Les sous-secteurs de l’hébergement et des loisirs et divertissements ont affiché la plus grande variabilité mensuelle. En janvier, le taux de chômage atteignant 9,6 % pour l’hébergement, mais diminuant à 2,8 % en juillet, tandis que celui des loisirs et divertissements variait de 8,7 % à 4,6 % selon le mois.

Tendances provinciales

À l’échelle régionale, les taux de chômage les plus élevés ont été enregistrés dans les régions de l’est du Canada. L’Île-du-Prince-Édouard a connu le taux de chômage annuel le plus élevé dans le secteur du tourisme, soit 10,1 %, tandis que la Colombie-Britannique a connu le taux le plus bas, soit 3,2 %.

Le taux de chômage annuel élevé dans certaines provinces est en grande partie le résultat de la volatilité de la demande saisonnière. Par exemple, le taux de chômage dans le secteur du tourisme à l’Île-du-Prince-Édouard est passé de 15,9 % en janvier 2019 à 0,0 % en juillet et août, pour remonter à 17,1 % en novembre. La Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador ont affiché une volatilité similaire. En comparaison, le taux de chômage dans le secteur du tourisme en Colombie-Britannique a connu moins de fluctuations, avec un minimum de 2,4 % en juillet et un maximum de 4,4 % en septembre.

Tendances à long terme

Alors que cette année marque une légère augmentation du taux de chômage dans le secteur du tourisme, le taux de chômage annuel dans ce secteur est en baisse constante depuis 2009, à l’exception d’une autre légère augmentation enregistrée en 2014. Avant 2009, le secteur du tourisme avait atteint un faible taux de chômage de 6,0 % en 2007 et de 6,2 % en 2008. En raison du ralentissement économique mondial, les taux de chômage ont grimpé en flèche en 2009. Le tourisme a culminé à 7,6 %, tandis que la population active totale a atteint 8,3 %. Les deux taux ont eu tendance à baisser depuis, et le secteur du tourisme a maintenu un taux de chômage constamment à la baisse depuis.

Emplois à temps partiel et à temps plein

Il y a eu une croissance de l’emploi à temps plein et à temps partiel dans le secteur du tourisme, les postes à temps partiel augmentant légèrement plus rapidement que les postes à temps plein. En 2000, les postes à temps partiel représentaient 32,7 % des emplois dans le secteur du tourisme; en 2019, ils représentaient 37,0 % des emplois dans ce secteur.

Vous pouvez obtenir des données détaillées sur la population active par profession et par région au moyen de notre outil de Recherche rapide, hébergé sur emerit.ca. Inscrivez-vous pour ouvrir un compte afin d’avoir accès aux données.

canada_govCe projet est financé par le Gouvernement du Canada par le biais du Programme d’appui aux initiatives sectorielles.
Les opinions et interprétations contenues dans cette publication sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada.
Source : Adapté de Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA). Cela ne constitue pas une approbation de ce produit par Statistique Canada.

(non désaisonnalisé)

En janvier 2020, le taux de chômage1 dans le secteur du tourisme était de 5,7 %, soit 0,8 % de plus que le taux signalé en janvier 2019, et plus élevé que le mois précédent (décembre 2019) lorsque le taux de chômage était de 4,6 %.

À 5,7 %, le taux de chômage du tourisme était inférieur au taux de chômage non désaisonnalisé du Canada, qui était de 5,8 %.

À l’exception des sous-secteurs des services de restauration et des transports, tous les groupes d’industrie du tourisme ont déclaré des taux de chômage égaux à ou inférieurs à ceux du même mois l’an dernier (Tableau 1).

À l’échelle provinciale, le taux de chômage lié au tourisme variait de 2,8 % au Manitoba à 18,3 % à l’Île-du-Prince-Édouard.

Les taux de chômage non désaisonnalisés du tourisme dans chaque province, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Québec et de la Colombie-Britannique, étaient inférieurs aux taux déclarés pour l’économie provinciale (Graphique 1).

L’emploi lié au tourisme représentait 10,8 % de la population active totale du Canada pour le mois de janvier.

Tableau 1 – Taux de chômage – groupes d’industrie du tourisme – janvier 2019/2020
Groupes d’industrie du tourisme2 Taux de chômage – janvier 2019 Taux de chômage – janvier 2020
Tourisme 4,9 % 5,7 %
Hébergement 9,6 % 7,2 %
Restauration 4,6 % 6,3 %
Loisirs et divertissements 6,9 % 6,9 %
Transport 1,8 % 2,8 %
Services de voyage
Graphique 1 – Secteur du tourisme et main-d’oeuvre totale – taux de chômage par province (non désaisonnalisé)

Voir les graphiques interactifs

1 Pour déterminer le taux de chômage, les classifications d’industries (SCIAN) sont basées sur l’emploi le plus récent qui a eu lieu dans la dernière année, et sont auto-identifiés par l’intimé. Les chômeurs sont ceux qui, au cours de la période de référence, étaient disponibles pour travailler mais étaient mise à pied temporaire, étaient sans travail, ou devraient commencer un nouvel emploi dans les quatre prochaines semaines.

2 Tel que défini par le compte satellite du tourisme. Les industries du SCIAN inclus dans le secteur du tourisme sont ceux qui cesserait d’exister or de fonctionner à un niveau d’activité sensiblement réduit comme une conséquence directe de l’absence de tourisme. Source: Enquête sur la population active de Statistique Canada, totalisations personnalisées. Basé sur des données pour la semaine se terminant le 18 janvier 2020.

(non désaisonnalisé)

En décembre 2019, le taux de chômage1 dans le secteur du tourisme était de 4,6 %, soit 0,5 % de plus que le taux signalé en décembre 2018, et inférieur au mois précédent (novembre 2019) lorsque le taux de chômage était de 5,3 %.

À 4,6 %, le taux de chômage du tourisme était inférieur au taux de chômage non désaisonnalisé du Canada, qui était de 5,1 %.

À l’exception du sous-secteur des services de restauration, tous les groupes d’industrie du tourisme ont déclaré des taux de chômage plus élevés qu’au même mois l’an dernier (Tableau 1).

À l’échelle provinciale, le taux de chômage lié au tourisme variait de 2,6 % en Saskatchewan à 14,5 % à l’Île-du-Prince-Édouard.

Les taux de chômage non désaisonnalisés du tourisme dans chaque province, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard, du Québec et de la Colombie-Britannique, étaient inférieurs aux taux déclarés pour l’économie provinciale (Graphique 1).

L’emploi lié au tourisme représentait 10,9 % de la population active totale du Canada pour le mois de décembre.

Tableau 1 – Taux de chômage – groupes d’industrie du tourisme – décembre 2018/2019
Groupes d’industrie du tourisme2 Taux de chômage – décembre 2018 Taux de chômage – décembre 2019
Tourisme 4,1 % 4,6 %
Hébergement 6,3 % 6,4 %
Restauration 4,4 % 4,0 %
Loisirs et divertissements 5,3 % 7,0 %
Transport 1,2 % 2,7 %
Services de voyage
Graphique 1 – Secteur du tourisme et main-d’oeuvre totale – taux de chômage par province (non désaisonnalisé)

Voir les graphiques interactifs

1 Pour déterminer le taux de chômage, les classifications d’industries (SCIAN) sont basées sur l’emploi le plus récent qui a eu lieu dans la dernière année, et sont auto-identifiés par l’intimé. Les chômeurs sont ceux qui, au cours de la période de référence, étaient disponibles pour travailler mais étaient mise à pied temporaire, étaient sans travail, ou devraient commencer un nouvel emploi dans les quatre prochaines semaines.

2 Tel que défini par le compte satellite du tourisme. Les industries du SCIAN inclus dans le secteur du tourisme sont ceux qui cesserait d’exister or de fonctionner à un niveau d’activité sensiblement réduit comme une conséquence directe de l’absence de tourisme. Source: Enquête sur la population active de Statistique Canada, totalisations personnalisées. Basé sur des données pour la semaine se terminant le 14 décembre 2019.

(non désaisonnalisé)

En novembre 2019, le taux de chômage1 dans le secteur du tourisme était de 5,3 %, soit 0,8 % de plus que le taux signalé en novembre 2018 et plus élevé que le mois précédent (octobre 2019) lorsque le taux de chômage était de 4,6 %.

À 5,3 %, le taux de chômage du tourisme était inférieur au taux de chômage non désaisonnalisé du Canada, qui était de 5,5 %.

À l’exception du sous-secteur de restauration, tous les groupes d’industrie du tourisme ont déclaré des taux de chômage plus élevés qu’au même mois l’an dernier (Tableau 1).

À l’échelle provinciale, le taux de chômage lié au tourisme variait de 3,8 % en Ontario à 17,1 % à l’Île-du-Prince-Édouard.

Les taux de chômage non désaisonnalisés du tourisme dans chaque province, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard, du Québec et du Manitoba, étaient inférieurs aux taux déclarés pour l’économie provinciale (Graphique 1).

L’emploi lié au tourisme représentait 10,8 % de la population active totale du Canada en novembre.

Tableau 1 – Taux de chômage – groupes d’industrie du tourisme – novembre 2018/2019
Groupes d’industrie du tourisme2 Taux de chômage – novembre 2018 Taux de chômage – novembre 2019
Tourisme 4,5 % 5,3 %
Hébergement 7,9 % 8,6 %
Restauration 5,0 % 4,8 %
Loisirs et divertissements 4,6 % 7,2 %
Transport 1,9 % 2,8 %
Services de voyage 2,6 % 4,5 %
Graphique 1 – Secteur du tourisme et main-d’oeuvre totale – taux de chômage par province (non désaisonnalisé)

1 Pour déterminer le taux de chômage, les classifications d’industries (SCIAN) sont basées sur l’emploi le plus récent qui a eu lieu dans la dernière année, et sont auto-identifiés par l’intimé. Les chômeurs sont ceux qui, au cours de la période de référence, étaient disponibles pour travailler mais étaient mise à pied temporaire, étaient sans travail, ou devraient commencer un nouvel emploi dans les quatre prochaines semaines.

2 Tel que défini par le compte satellite du tourisme. Les industries du SCIAN inclus dans le secteur du tourisme sont ceux qui cesserait d’exister or de fonctionner à un niveau d’activité sensiblement réduit comme une conséquence directe de l’absence de tourisme. Source: Enquête sur la population active de Statistique Canada, totalisations personnalisées. Basé sur des données pour la semaine se terminant le 16 novembre 2019.

Au cours des prochaines années, le secteur du tourisme pourrait afficher une très forte croissance, autant comme moteur de l’économie qu’en tant que source d’emplois au Canada. Cependant, un enjeu de taille lui fait obstacle : les pénuries de main-d’œuvre auxquelles sont confrontées les entreprises touristiques, notamment dans les régions rurales et éloignées.

Quelque 63 % des entreprises touristiques signalent que les pénuries de main-d’œuvre sont un enjeu bien réel, qui se traduit dans la réalité par la difficulté à recruter des employés qualifiés, des problèmes de recrutement au niveau local et l’incapacité à retenir des employés fiables.

En tant que principales sources d’information sur la main-d’œuvre en tourisme au Canada, RH Tourisme Canada est heureux d’annoncer la publication du plus récent rapport sur l’offre et la demande de main-d’œuvre en tourisme, intitulé Le point sur les perspectives de croissance dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. Ce rapport quantifie les répercussions des tendances démographiques et économiques à long terme sur l’offre et la demande de main-d’œuvre dans le secteur du tourisme au Canada.

Le rapport complet est disponible sur le site www.emerit.ca. Une synthèse des résultats est accessible gratuitement sur le site www.tourismhr.ca.

Faits saillants

  • Selon l’Enquête sur les postes vacants et les salaires 2015, il y avait 22 320 postes vacants à l’année dans le secteur du tourisme au Canada en 2015.
  • D’ici 2035, les touristes et les Canadiens pourraient dépenser jusqu’à 338 milliards de dollars dans le secteur du tourisme et quelque 2,3 millions de travailleurs seront nécessaires pour répondre à la demande.
  • Au cours des dernières années, le Canada a accueilli de plus en plus d’immigrants chaque année. Ces changements dans les politiques d’immigration permettront d’atténuer les pénuries de main-d’œuvre, mais ils ne l’élimineront pas totalement.
  • D’ici 2035, il pourrait y avoir 93 000 postes vacants dans le secteur du tourisme, ce qui entraînera des pertes potentielles de revenus de 10,1 milliards de dollars.

En définitive, les pénuries de main-d’œuvre sont un obstacle à la croissance du tourisme. Les résultats de l’étude montrent que ces pénuries nuisent véritablement à la croissance du tourisme ou la limitent considérablement. Les conséquences de ces pénuries, comme le désengagement des investisseurs à l’égard du secteur et l’incapacité des entreprises à répondre à la demande, pourraient coûter des millions des dollars au Canada.

Le portrait de la situation peut sembler sombre, mais les pénuries projetées ne sont pas inévitables. À l’heure actuelle, l’étude s’appuie sur la stabilité de certains paramètres, comme l’attrait des emplois en tourisme, les responsabilités liées à l’emploi, les salaires et les programmes de formation et d’éducation, mais ces paramètres pourraient changer.

Les mesures prises par les gouvernements, le secteur dans son ensemble et les entreprises individuelles pourraient considérablement accroître le nombre de travailleurs disponibles dans le secteur du tourisme. Le présent rapport nous en fournit la preuve puisqu’il rend compte des répercussions des taux majorés d’immigration (annoncés par le gouvernement en novembre 2017). Par la comparaison du scénario sans taux majoré d’immigration au scénario avec des taux majorés d’immigration, l’étude fournit en effet la preuve que des décisions au niveau politique peuvent avoir une incidence sur le marché du travail. Le secteur continuera certes d’être confronté à une pénurie de 93 000 travailleurs, mais la pénurie sera bien moins importante que les prévisions du scénario sans les taux majorés d’immigration. Autrement dit, les changements annoncés en matière de politique devraient contribuer à pourvoir 44 000 emplois en tourisme, qui seraient autrement restés vacants au cours de la période de prévision.

Le rapport est principalement axé sur les prévisions futures en matière d’offre et de demande en main-d’œuvre dans le secteur du tourisme, mais plusieurs autres questions y sont également abordées, comme les résultats de l’Enquête sur les perspectives du tourisme et les problèmes de main-d’œuvre 2018-2019, les ouvertures de poste potentielles dans le secteur du tourisme et les répercussions de l’économie de partage sur le secteur.

(non désaisonnalisé)

En octobre 2019, le taux de chômage1 dans le secteur du tourisme était de 4,6 %, soit 0,3 % de plus que le taux signalé en octobre 2018, et supérieur à celui du mois précédent (septembre 2019), où le taux de chômage était de 4,5 %.

À 4,6 %, le taux de chômage du tourisme était inférieur au taux de chômage non désaisonnalisé du Canada, qui était de 5,0 %.

À l’exception des sous-secteurs de loisirs et divertissements et de transport, tous les groupes d’industrie du tourisme ont signalé des taux de chômage inférieurs à ceux du même mois de l’année dernière (Tableau 1).

À l’échelle provinciale, les taux de chômage du tourisme ont varié entre 3,4% en Colombie-Britannique à 8,0% en Nouvelle-Écosse.

Les taux de chômage saisonniers non ajustés pour le tourisme dans chaque province, à l’exception de la Nouvelle-Écosse, du Québec et de la Saskatchewan, étaient inférieurs aux taux déclarés pour les économies provinciales (Graphique 1).

L’emploi lié au tourisme représentait 10,8 % de la population active totale du Canada en octobre.

Tableau 1 – Taux de chômage – groupes d’industrie du tourisme – octobre 2018/2019
Groupes d’industrie du tourisme2 Taux de chômage – octobre 2018 Taux de chômage – octobre 2019
Tourisme 4,3 % 4,6 %
Hébergement 7,4 % 7,0 %
Restauration 4,9 % 4,9 %
Loisirs et divertissements 4,1 % 5,0 %
Transport 2,0 % 2,9 %
Services de voyage 3,1 %
Graphique 1 – Secteur du tourisme et main-d’oeuvre totale – taux de chômage par province (non désaisonnalisé)

1 Pour déterminer le taux de chômage, les classifications d’industries (SCIAN) sont basées sur l’emploi le plus récent qui a eu lieu dans la dernière année, et sont auto-identifiés par l’intimé. Les chômeurs sont ceux qui, au cours de la période de référence, étaient disponibles pour travailler mais étaient mise à pied temporaire, étaient sans travail, ou devraient commencer un nouvel emploi dans les quatre prochaines semaines.

2 Tel que défini par le compte satellite du tourisme. Les industries du SCIAN inclus dans le secteur du tourisme sont ceux qui cesserait d’exister or de fonctionner à un niveau d’activité sensiblement réduit comme une conséquence directe de l’absence de tourisme. Source: Enquête sur la population active de Statistique Canada, totalisations personnalisées. Basé sur des données pour la semaine se terminant le 19 octobre 2019.

RH Tourisme Canada communique régulièrement aux parties prenantes du tourisme de nouvelles données relatives à la main-d’œuvre. Une source importante de données est le recensement du Canada, car il comporte des informations très détaillées sur la composition démographique des personnes qui occupent des emplois dans le secteur touristique.

Nous avons publié une série de tableaux qui examinent la proportion de personnes en emploi dans le secteur touristique ayant un niveau de compétence ou de scolarité équivalent, supérieur ou inférieur au niveau attendu dans leur profession. Ces informations sont subdivisées en fonction de l’âge, du genre, du statut au Canada et des modes de travail (temps plein ou temps partiel) de la personne en emploi.

Nous proposons ci-après un aperçu de la manière de lire les tableaux et des tendances à explorer.

Que signifie le niveau de compétence?

Ces données portent sur le « niveau de compétence » des personnes en emploi dans le secteur touristique. « Niveau de compétence » fait référence au niveau de scolarité de la personne en emploi, et non à ses compétences professionnelles.

Les données sur le niveau de compétence attendu pour une profession proviennent du système de Classification nationale des professions (CNP) du gouvernement canadien. Cette base de données propose des renseignements sur des centaines de professions à travers le Canada. Ces professions sont ensuite classées par niveau de compétence et par grande catégorie professionnelle sur une structure matricielle.

Les niveaux de compétence (toujours le niveau de scolarité de la personne en emploi) sont classés par ordre alphabétique de A à D, chaque lettre désignant un niveau de scolarité généralement requis pour ce type de travail.

Les emplois de niveaux de compétence A et B nécessitent habituellement des études de niveaux postsecondaires. Les emplois de niveaux de compétence C et D nécessitent habituellement un niveau d’éducation plus faible. (La matrice de la CNP comprend également des professions liées à la gestion de niveau 0, qui sont au niveau de compétence A.)

Niveau CNP Niveau de compétence
0 Gestion (niveau de compétence A)
A Profession généralement associée à une formation universitaire.
B Profession généralement associée à une formation collégiale ou un programme d’apprentissage.
C Profession généralement associée à une formation de niveau secondaire ou une formation spécifique à la profession, ou les deux.
D Profession généralement associée à une formation en cours d’emploi.

Que démontrent les tableaux?

La matrice de la CNP indique le niveau de scolarité « généralement » requis pour exercer une profession. Cependant, de nombreuses personnes occupent des positions qui ne correspondent pas nécessairement à leur niveau de scolarité.

Grâce au recensement de 2016, RH Tourisme Canada a été en mesure de déterminer la proportion d’employés se situant au-dessous ou au-dessus du niveau de compétence « habituel » attendu pour leur profession, ou encore au niveau correspondant à leur scolarité. Les travailleurs sont classés comme étant « au-dessus du niveau de compétence requis » s’ils ont atteint un niveau d’éducation ou de formation supérieur à ce qui est nécessaire pour leur profession respective.

Par exemple, un caissier titulaire d’un doctorat serait classé au-dessus du niveau de compétence requis pour sa profession, peu importe ses compétences en tant que caissier. Parallèlement, des travailleurs classés « au-dessous du niveau de compétence requis » peuvent ne pas avoir atteint certains niveaux de formation attendus pour leur emploi tout en étant des employés compétents. Les personnes « au niveau de compétence requis » posséderaient le niveau d’éducation attendu d’une personne occupant ce poste (que ce soit un diplôme d’études secondaires ou un diplôme universitaire ou collégial) et toute formation complémentaire nécessaire à leur fonction, mais pas davantage.

Les données sont présentées pour les 38 professions incluses dans les tableaux de recensement personnalisés de RH Tourisme Canada, produits par Statistique Canada. Le niveau enregistré de scolarité des employés qui travaillent pour des établissements du secteur touristique a été comparé au classement de la matrice de la CNP. Bien que plusieurs de ces professions (p. ex., les caissiers) comprennent des personnes travaillant dans des industries non touristiques, celles-ci ne sont pas incluses dans l’analyse.

Les données du recensement ont fait une analyse encore plus fine des employés par profession et en fonction de leur âge, de leur genre, de leur statut au Canada et de leur « activité professionnelle » (c.-à-d. emploi à temps partiel ou à temps plein). On a aussi fait une analyse fine pour les 5 sous-secteurs du tourisme (voir le tableau 5 de 6).

Comment interpréter les données?

Les données sont présentées dans un ensemble de six graphiques que l’on peut faire défiler à l’aide des flèches au bas de la page. Chaque série de données est présentée sous forme de diagramme à barres horizontales et de diagramme circulaire. Le graphique 1 montre la répartition des employés se situant au-dessous du niveau requis, au-dessus du niveau requis et au niveau correspondant dans une profession, en fonction du niveau « habituel » de scolarité indiqué dans la matrice de la CNP. Les autres graphiques montrent les mêmes données, mais elles ont été croisées avec des variables supplémentaires telles que le groupe d’âge, le genre, le statut au Canada, le sous-secteur du tourisme ou l’activité professionnelle.

Dans le menu déroulant situé en haut de chaque page, on peut sélectionner une profession. La classification du niveau de compétence de la profession selon la CNP sera visible à gauche. Dans le menu déroulant, les noms de professions sont précédés d’un numéro à quatre chiffres. Ces codes numériques peuvent être saisis dans la fonction de recherche rapide sur la page Web de la CNP afin d’obtenir de plus amples informations, notamment une description générale de l’emploi, une liste de titres associés, les principales tâches, les exigences en matière de formation et d’emploi, etc.

Dans les quatre graphiques, on présente les données sur les employés selon d’autres variables démographiques. Les diagrammes à barres indiquent le pourcentage d’employés au-dessous ou au-dessous du niveau requis, ou au niveau requis pour chaque variable démographique. Les diagrammes circulaires indiquent le nombre total (ainsi que le pourcentage) d’employés à chaque niveau de compétence pour chaque variable démographique par rapport au nombre total d’employés dans la profession.

Que peut-on en conclure?

De nombreuses tendances se dégagent de l’ensemble des données. À titre d’exemple, la plupart des personnes employées en tant que pilotes, instructeurs de vol et mécaniciens de bord ont les compétences appropriées pour leur carrière respective, et cette tendance se maintient indépendamment de l’âge, du genre ou de l’activité professionnelle. Pour cette profession, les personnes avec un niveau d’éducation supérieur à celui requis sont plus fréquentes que celles qui sont sous-qualifiées.

Échantillon 1 : Niveau de compétence des pilotes, des instructeurs de vol et des mécaniciens de bord — Niveau B

En revanche, la majorité des personnes travaillant comme cuisiniers ont un niveau de scolarité inférieur à ce qui est habituel pour cette profession tel que défini par la matrice de la CNP. Là encore, cette tendance se maintient indépendamment des variables démographiques examinées, à l’exception des cuisiniers qui sont des résidents non permanents.

Échantillon 2 : Niveau de compétence des cuisiniers (par statut d’immigrant) — Niveau B

Que faut-il en retenir?

Beaucoup d’autres tendances peuvent être tirées de ces données, mais il est important de noter que les données peuvent souvent être équivoques et que de nombreux écarts potentiels existent. Comme on l’a mentionné, le niveau de compétence tel que défini par la matrice de la CNP fait référence au niveau de scolarité, et non aux compétences professionnelles.

De plus, la signification statistique des données présentées n’ayant pas été analysée, il est difficile de déterminer l’importance des différences, aussi flagrantes qu’elles puissent paraître. Souvent, des différences subtiles (et parfois pas très subtiles) dans les données sont statistiquement insignifiantes. Sans un examen plus poussé, on risque de se tromper en supposant qu’il existe une différence, par exemple, entre le niveau général de compétences des boulangers immigrés et non immigrés.

Les données disponibles sont néanmoins utiles en tant qu’indicateurs des tendances du secteur et des aspects qui méritent une analyse plus approfondie. Une tendance étonnante suscite souvent des recherches plus détaillées pour en déterminer la cause.

Cliquez ici pour consulter tous les tableaux.

(non désaisonnalisé)

En septembre 2019, le taux de chômage1 dans le secteur du tourisme était de 4,5 %, soit 0,2 % de moins que le taux signalé en septembre 2018, et inférieur à celui du mois précédent (août 2019), où le taux de chômage était de 4,9 %.

À 4,5 %, le taux de chômage du tourisme était inférieur au taux de chômage non désaisonnalisé du Canada, qui était de 5,0 %.

À l’exception des sous-secteurs d’hébergement et de services de restauration, tous les groupes d’industrie du tourisme ont signalé des taux de chômage inférieurs à ceux du même mois de l’année dernière (Tableau 1).

À l’échelle provinciale, les taux de chômage du tourisme ont varié entre 2,1 % au Manitoba et 5,0 % à l’Île-du-Prince-Édouard.

Les taux de chômage saisonniers non ajustés pour le tourisme dans chaque province, à l’exception du Québec, étaient inférieurs aux taux déclarés pour les économies provinciales (Graphique 1).

L’emploi lié au tourisme représentait 11,1 % de la population active totale du Canada en septembre.

Tableau 1 – Taux de chômage – groupes d’industrie du tourisme – septembre 2018/2019
Groupes d’industrie du tourisme2 Taux de chômage – septembre 2018 Taux de chômage – septembre 2019
Tourisme 4,7 % 4,5 %
Hébergement 5,5 % 8,1 %
Restauration 5,0 % 5,3 %
Loisirs et divertissements 5,3 % 4,6 %
Transport 3,0 % 1,2 %
Services de voyage 2,7 %
Graphique 1 – Secteur du tourisme et main-d’oeuvre totale – taux de chômage par province (non désaisonnalisé)

1 Pour déterminer le taux de chômage, les classifications d’industries (SCIAN) sont basées sur l’emploi le plus récent qui a eu lieu dans la dernière année, et sont auto-identifiés par l’intimé. Les chômeurs sont ceux qui, au cours de la période de référence, étaient disponibles pour travailler mais étaient mise à pied temporaire, étaient sans travail, ou devraient commencer un nouvel emploi dans les quatre prochaines semaines.

2 Tel que défini par le compte satellite du tourisme. Les industries du SCIAN inclus dans le secteur du tourisme sont ceux qui cesserait d’exister or de fonctionner à un niveau d’activité sensiblement réduit comme une conséquence directe de l’absence de tourisme. Source: Enquête sur la population active de Statistique Canada, totalisations personnalisées. Basé sur des données pour la semaine se terminant le 21 septembre 2019.