Faits saillants de l’Enquête sur la population active (2018)

RH Tourisme Canada viens d’annoncer les plus récentes données sur le marché du travail en tourisme. L’information présentée ici est tirée de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada. Ces données sont non désaisonnalisées, ce qui permet d’établir des comparaisons entre le secteur du tourisme et l’économie globale. À ce titre, les statistiques mensuelles et annuelles pour l’ensemble de la population active du Canada différeront des statistiques désaisonnalisées qui sont généralement présentées par Statistiques Canada.

Le chômage dans le tourisme en 2018

Le taux de chômage dans le secteur du tourisme a atteint un plus bas niveau record de 4,9 % en 2018, en baisse par rapport à 5,3 % en 2017. Le taux de chômage dans le secteur du tourisme était inférieur de près d’un point de pourcentage au taux de chômage de l’ensemble de la population active, qui a également atteint un plus bas niveau record, soit 5,8 % (en baisse par rapport à 6,3 % en 2017).

Taux de chômage annuel :

Au cours du dernier mois de l’année, le taux de chômage dans le secteur du tourisme était de 4,1 %, ce qui est étonnamment bas, décembre ayant tendance à être un mois où le chômage touristique augmente en raison de la variabilité saisonnière. En 2018, le taux de chômage dans le secteur du tourisme était en fait au plus bas en décembre, suivi par juillet à 4,2 %.

Tendances mensuelles

Le tourisme se compose de 29 industries individuelles regroupées en cinq sous-secteurs. Le sous-secteur de l’hébergement affichait le taux de chômage annuel le plus élevé en 2018, soit 6,7 %, tandis que le sous-secteur du transport avait le plus faible taux, soit 2,7 %.

Les sous-secteurs de l’hébergement et des loisirs et divertissements ont affiché la plus grande variabilité mensuelle, le taux de chômage atteignant 11,3 % en mars pour l’hébergement, mais diminuant à 2,8 % en juillet, tandis que celui des loisirs et divertissements variait de 8,3 % à 3,7 % selon le mois.

Tendances provinciales

À l’échelle régionale, l’Île-du-Prince-Édouard a connu le taux de chômage touristique annuel le plus élevé, soit 11,1 %, tandis que l’Alberta a connu le taux le plus faible, soit 3,9 %. Il s’agit d’un changement important pour l’Alberta, qui a vu son taux de chômage dans le secteur touristique passer de 2,6 % en 2014 à 5,3 % en 2017.

Le taux de chômage annuel élevé dans certaines provinces est en grande partie attribuable à la volatilité de la demande saisonnière. Par exemple, le taux de chômage dans le secteur du tourisme à l’Île-du-Prince-Édouard est passé de près de 20,0 % en avril 2018 à 2,4 % en juillet et 0,0 % en août avant de remonter à 18,8 % en décembre. Le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador ont affiché une volatilité semblable. En comparaison, le taux de chômage touristique en Ontario a connu moins de fluctuations volatiles, passant d’un sommet de 5,7 % en mars à un creux de 3,7 % en octobre.

Taux de chômage annuel en tourisme par province :

Tendances à long terme

Le taux de chômage annuel dans le tourisme est en baisse constante depuis 2009, à l’exception d’une légère hausse en 2014. Avant 2009, le secteur du tourisme avait atteint un faible taux de chômage de 6,0 % en 2007 et de 6,2 % en 2008. En raison du ralentissement économique mondial, les taux de chômage ont grimpé en flèche en 2009. Le tourisme a culminé à 7,6 %, tandis que la population active totale a atteint 8,3 %. Les deux taux ont eu tendance à baisser depuis, et le secteur du tourisme a maintenu un taux de chômage constamment à la baisse depuis.

Emplois à temps partiel et à temps plein

Pourcentage de l’emploi total en tourisme :

Vous pouvez obtenir des données détaillées sur la population active par profession et par région au moyen de notre outil de Recherche rapide, hébergé sur emerit.ca. Inscrivez-vous pour ouvrir un compte afin d’avoir accès aux données.

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Les opinions et interprétations contenues dans cette publication sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada.

 

Source : Adapté de Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA). Cela ne constitue pas une approbation de ce produit par Statistique Canada.