Enquête canadienne sur la population active

L’Enquête sur la population active (EPA), menée par Statistique Canada, recueille des indicateurs standards du marché du travail et constitue une source majeure d’information sur la population en âge de travailler dans toutes les provinces. RH Tourisme Canada examine chaque mois et chaque année les estimations disponibles pour tous les secteurs associés au tourisme.

Table des matières

Table des matières

Enquête sur la polulation active 2025

Compte tenu de la nature saisonnière du tourisme, l’emploi augmentant et diminuant naturellement tout au long de l’année, il peut être difficile de faire la distinction entre les variations saisonnières régulières et les effets durables des changements économiques, politiques et sociaux sur l’ensemble de la main-d’œuvre. C’est là que les données annuelles de l’enquête sur les forces de travail deviennent essentielles : elles permettent d’établir des comparaisons entre 2025 et les années précédentes afin d’identifier les tendances qui vont au-delà des variations saisonnières typiques.

Ce rapport présente une analyse des statistiques annuelles de l’EPA de 2025, couvrant la taille de la main-d’œuvre, l’emploi, le chômage et les salaires aux niveaux national, provincial, sectoriel et démographique.

Dans les précédents rapports annuels sur l’EPA, les comparaisons avec les statistiques de l’Enquête de 2019 ont principalement servi à évaluer les effets persistants de la pandémie de COVID-19. Cependant, il est désormais important de s’orienter vers une compréhension plus large de la dynamique de la main-d’œuvre touristique, au-delà de l’accent mis sur les effets de la pandémie. D’autres facteurs, tels que les politiques d’immigration, la mobilité de la main-d’œuvre et le développement des infrastructures, peuvent également influencer de manière significative l’offre de main-d’œuvre touristique.

Main d’œuvre touristique et emploi

Bien que la part de la main-d’œuvre touristique reste inférieure à son niveau de 2019 (10,9 %), elle affiche une reprise constante depuis 2020, atteignant 10,0 % en 2025. Cela indique que, même si le secteur du tourisme n’a pas encore retrouvé sa proportion prépandémique, il continue de regagner du terrain au sein du marché du travail dans son ensemble.

Le tourisme se développe à un rythme plus rapide que le marché du travail national dans son ensemble. De 2024 à 2025, la main-d’œuvre touristique a augmenté de 2,4 %, dépassant le taux de croissance de 2,0 % de l’ensemble de la population active canadienne.

Il en va de même pour l’emploi total, tous secteurs confondus, qui a augmenté de 1,4 % entre 2024 et 2025, tandis que l’emploi touristique a progressé de 3,0 %. Cette croissance plus marquée de l’emploi met en évidence l’accélération de la reprise dans le secteur du tourisme et la demande croissante de main-d’œuvre.

Moyenne annuelle de l’emploi par secteur d’activité associé

Par rapport à 2024, l’emploi a augmenté à l’échelle nationale dans les cinq secteurs associés au tourisme, soient l’hébergement (+ 15,1 %), les loisirs et divertissements (+ 3,3 %), les services de voyage (+ 2,9 %), la restauration (+ 2,0 %) et le transport (+ 0,5 %). Il s’agit d’une évolution positive par rapport à l’année précédente, durant laquelle l’emploi dans les secteurs des services de voyage et de l’hébergement avait respectivement chuté de 4,6 % et 6,3 %.

Malgré la tendance nationale positive, les résultats provinciaux varient considérablement, plusieurs régions ayant connu des baisses notables dans certains secteurs associés au tourisme.

Emploi annuel moyen par province

Par rapport à 2024, l’emploi touristique a augmenté dans sept provinces. L’Ontario a mené la croissance de l’emploi touristique avec une hausse de 6,1 %, suivie de l’Alberta (+ 4,8 %) et de la Saskatchewan (+ 3,8 %). L’emploi touristique a diminué dans quatre provinces : Île-du-Prince-Édouard (- 3,3 %), Colombie-Britannique (- 2,2 %), Nouvelle-Écosse (- 2,2 %) et Nouveau-Brunswick (- 2,1 %).

Le chômage

Le taux de chômage correspond au pourcentage de la population active qui est à la recherche d’un emploi. Il s’agit d’un indicateur économique essentiel pour évaluer la santé globale de l’économie canadienne, bien qu’il masque des différences régionales substantielles, même au niveau provincial. Il existe des distinctions entre les régions éloignées, les régions rurales et les régions urbaines, ainsi que des différences entre les villes de taille comparable. Néanmoins, ces estimations globales du chômage fournissent une analyse importante de la dynamique de la main-d’œuvre.

Taux de chômage moyen annuel par secteur associé

Pour l’ensemble de l’économie, le taux de chômage en 2025 était de 6,8 %. Par rapport à 2024, le taux de chômage a augmenté dans l’ensemble de l’économie (de 6,3 %) alors qu’il a baissé dans le secteur du tourisme (de 6,1 % à 5,5 %). Le taux de chômage a diminué dans la plupart des secteurs associés au tourisme, à l’exception du transports, où il a augmenté de 0,9 point de pourcentage. C’est l’inverse de ce qui c’était l’année précédente, où le transport étaient le seul secteur à avoir connu une baisse du taux de chômage. Malgré cette augmentation, le transport a continué d’afficher le taux de chômage le plus bas (3,4 %) parmi tous les secteurs associés au tourisme, alors que le secteur associé des loisirs et divertissements a enregistré le taux le plus élevé (7,6 %).

Taux de chômage annuel moyen par province

En 2025, les taux de chômage dans l’industrie du tourisme en Saskatchewan (4,7 %), en Alberta (4,8 %), au Québec (4,9 %) et en Colombie-Britannique (5,4 %) étaient inférieurs à la moyenne nationale de 5,5 %. Terre-Neuve-et-Labrador (11,2 %) et l’Île-du-Prince-Édouard (12,0 %) affichaient les taux de chômage les plus élevés.

Lorsque l’on compare les taux de chômage touristique à ceux de l’ensemble des économies provinciales, on constate que le chômage touristique est plus élevé dans les provinces de l’Atlantique : Terre-Neuve-et-Labrador (11,2 % par rapport à 10,1 %), Île-du-Prince-Édouard (12,0 % par rapport à 8,0 %), Nouvelle-Écosse (7,0 % par rapport à 6,6 %) et Nouveau-Brunswick (7,2 % par rapport à 7,1 %).

Taux de chômage mensuel (tourisme par rapport à la population active totale)

En 2025, le taux de chômage de la population active totale et celui du secteur du tourisme ont affiché une tendance similaire au cours du premier semestre, bien que le secteur du tourisme ait enregistré des taux inférieurs tout au long de l’année.

Le taux de chômage de population active totale a fluctué entre 6,1 % et 8,0 %, commençant à 7,1 % en janvier, diminuant légèrement au cours du premier semestre, puis culminant à 8,0 % en août avant de redescendre vers la fin de l’année à environ 6,3 %. En revanche, le chômage dans le secteur du tourisme a commencé à 6,0 % en janvier, a légèrement augmenté pour atteindre 6,4 % en mars, puis a suivi une tendance à la baisse tout au long de l’été, atteignant son point le plus bas de 4,8 % en juillet. Après un léger rebond en août, le chômage dans le secteur du tourisme s’est stabilisé autour de 4,9-5,1 % pour le reste de l’année.

Dans l’ensemble, le secteur du tourisme a affiché des taux de chômage plus faibles et plus stables que dans la population active totale, avec une baisse plus prononcée pendant les mois de forte demande touristique, ce qui suggère une plus forte demande d’emploi saisonnier dans le secteur du tourisme.

Taux de chômage annuel (tourisme par rapport à la population active totale) entre 2005 et 2025

Entre 2005 et 2008, le taux de chômage dans le secteur du tourisme a suivi de près celui de l’ensemble de l’économie. Mais à partir de 2008, ces taux ont divergé. La crise financière a fait grimper le taux de chômage dans tous les secteurs, mais le secteur du tourisme a été moins touché que l’ensemble de l’économie. Pendant une décennie après la crise financière, le taux de chômage dans le secteur du tourisme a toujours été inférieur d’environ un point de pourcentage au taux de chômage global.

Cette tendance s’est interrompue brutalement en 2020. Dans l’ensemble, le taux de chômage a grimpé à 9,7 % (un niveau plus élevé qu’au plus fort de la crise financière), tandis que le taux de chômage dans le secteur du tourisme a grimpé à 17,2 %. Dans la plupart des provinces, les taux de chômage du tourisme étaient sans précédent. En 2025, les taux de chômage nationaux ont augmenté pour l’ensemble de l’économie, mais ont diminué pour le secteur du tourisme par rapport à l’année précédente.

Taux de salaire horaire moyen

La section suivante présente une analyse du taux de salaire horaire moyen.

Taux de salaire horaire moyen par province

De 2024 à 2025, le taux de salaire horaire moyen a augmenté de 3,4 % dans l’ensemble de l’économie nationale, alors que le secteur du tourisme connaissant une hausse de 2,6 %. Bien que la croissance du salaire horaire moyen national dans le secteur du tourisme ait été inférieure à celle de l’ensemble de l’économie, plusieurs provinces ont connu une croissance salariale plus élevée dans le secteur du tourisme par rapport à l’ensemble de l’économie. Il s’agit notamment de Terre-Neuve-et-Labrador (5,6 % par rapport à 2,9 %), de la Nouvelle-Écosse (5,7 % par rapport à 5,2 %), du Nouveau-Brunswick (7,9 % par rapport à 3,2 %), de l’Ontario (4,1 % par rapport à 3,6 %), de la Saskatchewan (2,9 % par rapport à 2,5 %) et de l’Alberta (2,8 % par rapport à 2,7 %).

Étonnamment, le taux de salaire horaire moyen dans le secteur du tourisme a diminué dans deux provinces de 2024 à 2025, soient l’Île-du-Prince-Édouard (- 0,9 %) et le Québec (- 0,2 %). En comparaison, le taux de salaire horaire moyen dans l’ensemble de l’économie a augmenté de 1,9 % à l’Île-du-Prince-Édouard et de 3,6 % au Québec.

En 2025, la Colombie-Britannique affichait les taux de salaire horaire moyen les plus élevés de toutes les provinces, tant pour l’ensemble de l’économie (37,95 $/heure) que pour le secteur du tourisme (28,73 $/heure), alors que l’Île-du-Prince-Édouard affichait les taux les plus bas pour les deux catégories, avec 30,11 $/heure pour l’ensemble de l’économie et 20,18 $/ heure pour le secteur du tourisme. L’écart salarial entre le secteur du tourisme et l’ensemble de l’économie était le plus important en Alberta (12,96 $/heure), en Ontario (11,92 $/heure) et en Saskatchewan (11,06 $/heure). À l’opposé, les écarts salariaux les plus faibles ont été observés au Manitoba (7,71 $/heure) et au Nouveau-Brunswick (8,85 $/heure).

Taux de salaire horaire moyen par profession

La variation du taux de salaire horaire moyen dans le secteur du tourisme à partir de 2024 variait considérablement d’une profession à l’autre. Les professions touristiques ayant connu la plus forte croissance salariale comprennent les vendeurs au détail et les spécialistes de la mise en marché visuelle (+ 63,3 %), les manutentionnaires (+ 21,1 %), les directeurs des transports (+ 19,6 %), ainsi que les commissaires de bord et les agents et agentes de bord (+ 15,7 %).

À l’inverse, certaines professions du tourisme ont connu des baisses du salaire horaire moyen, les plus notables étant observées chez les techniciens/techniciennes et spécialistes de l’aménagement paysager et de l’horticulture (- 14,5 %), les directeurs/directrices des ressources humaines (- 19,8 %) et les superviseurs/superviseuses de la vente au détail (- 20,7 %). Il est important de noter que les données relatives à certaines professions du tourisme ont été supprimées, ce qui rend les comparaisons impossibles pour ces fonctions.

En 2025, les directeurs/directrices des services de transport gagnaient le salaire horaire moyen le plus élevé dans le secteur du tourisme (68,64 $/heure), alors que les caissiers/caissières avaient le salaire horaire moyen le plus bas (17,35 $/heure). Bien que la plupart des professions aient tendance à avoir des salaires plus bas dans le secteur du tourisme que dans l’ensemble de l’économie, certaines fonctions sont mieux rémunérées dans le tourisme. Par exemple, les superviseurs/superviseuses des ventes au détail gagnent 11,31 $/heure de plus dans le secteur du tourisme et les directeurs/directrices des services de transport gagnent 9,65 $ de plus. À l’inverse, certaines professions affichaient des salaires nettement inférieurs dans le tourisme par rapport à leurs homologues d’autres secteurs, notamment les directeurs/directrices des ressources humaines (- 15,46 $/heure), les agents/agentes de la conservation et des pêches (- 7,88 $/heure) et les professionnels/professionnelles en ressources humaines (- 6,93 $/heure).

Salaire horaire médian

La variation du taux de salaire horaire moyen dans le secteur du tourisme à partir de 2024 variait considérablement d’une profession à l’autre. Les professions touristiques ayant connu la plus forte croissance salariale comprennent les vendeurs au détail et les spécialistes de la mise en marché visuelle (+ 63,3 %), les manutentionnaires (+ 21,1 %), les directeurs des transports (+ 19,6 %), ainsi que les commissaires de bord et les agents et agentes de bord (+ 15,7 %).

À l’inverse, certaines professions du tourisme ont connu des baisses du salaire horaire moyen, les plus notables étant observées chez les techniciens/techniciennes et spécialistes de l’aménagement paysager et de l’horticulture (- 14,5 %), les directeurs/directrices des ressources humaines (- 19,8 %) et les superviseurs/superviseuses de la vente au détail (- 20,7 %). Il est important de noter que les données relatives à certaines professions du tourisme ont été supprimées, ce qui rend les comparaisons impossibles pour ces fonctions.

En 2025, les directeurs/directrices des services de transport gagnaient le salaire horaire moyen le plus élevé dans le secteur du tourisme (68,64 $/heure), alors que les caissiers/caissières avaient le salaire horaire moyen le plus bas (17,35 $/heure). Bien que la plupart des professions aient tendance à avoir des salaires plus bas dans le secteur du tourisme que dans l’ensemble de l’économie, certaines fonctions sont mieux rémunérées dans le tourisme. Par exemple, les superviseurs/superviseuses des ventes au détail gagnent 11,31 $/heure de plus dans le secteur du tourisme et les directeurs/directrices des services de transport gagnent 9,65 $ de plus. À l’inverse, certaines professions affichaient des salaires nettement inférieurs dans le tourisme par rapport à leurs homologues d’autres secteurs, notamment les directeurs/directrices des ressources humaines (- 15,46 $/heure), les agents/agentes de la conservation et des pêches (- 7,88 $/heure) et les professionnels/professionnelles en ressources humaines (- 6,93 $/heure).

Taux de salaire horaire médian par province

De 2024 à 2025, le taux de salaire horaire médian a augmenté de 2,6 % dans l’ensemble de l’économie nationale, passant de 30,00 $/heure à 30,77 $/heure, mais n’a pas varié dans le secteur du tourisme (20,00 $/heure). Trois provinces ont déclaré des salaires horaires médians touristiques égaux ou supérieurs au niveau national (20,00 $ l’heure), soient la Colombie-Britannique (23,00 $), le Québec (21,00 $) et l’Ontario (20,00 $).

Notamment, le salaire horaire médian de l’Alberta dans le secteur du tourisme a diminué par rapport à 2024 (- 2,6 %), alors que toutes les autres provinces ont connu des augmentations. La Saskatchewan (+ 5,9 %) et le Nouveau-Brunswick (+ 4,3 %) ont connu la plus forte croissance des salaires médians dans le secteur du tourisme par rapport à 2024.

En 2025, la Colombie-Britannique affichait les taux de salaire horaire médian les plus élevés, tant pour l’ensemble de l’économie (32,49 $/heure) que pour le secteur du tourisme (23,00 $/heure). À l’opposé, l’Île-du-Prince-Édouard affichait les taux les plus bas dans les deux catégories, soit 26,63 $/heure pour l’ensemble de l’économie et 18,00 $/heure pour le secteur du tourisme. L’écart entre le salaire médian du secteur du tourisme et celui de l’ensemble de l’économie était le plus important en Alberta (13,50 $/heure), en Ontario (11,25 $/heure) et en Saskatchewan (10,85 $/heure). Par ailleurs, les écarts salariaux les plus faibles ont été observés à l’Île-du-Prince-Édouard (8,63 $/heure) et au Manitoba (8,75 $/heure).

Salaire horaire médian par profession

La variation d’une année à l’autre du taux de salaire horaire médian dans le secteur du tourisme varie considérablement d’une profession à l’autre. Les professions touristiques ayant connu la plus forte croissance du salaire horaire médian comprennent les commissaires de bord et les agents/agentes de bord (+ 43,8 %), les guides d’excursion et de voyage (+ 29,0 %) et les directeurs/directrices de bibliothèques, d’archives, de musées et de galeries d’art (+ 18,8 %). À l’inverse, certaines professions du tourisme ont connu une baisse de leur taux de salaire horaire médian, les baisses les plus importantes étant observées chez les superviseurs/superviseuses de la vente au détail (- 28,0 %), les directeurs/directrices des ressources humaines (- 18,4 %), et les techniciens/techniciennes et spécialistes de l’aménagement paysager et de l’horticulture (- 18,0 %). Là encore, il est important de noter que les données relatives à certaines professions du tourisme ont été supprimées, ce qui rend les comparaisons impossibles pour ces fonctions.

En 2025, les directeurs/directrices des transports affichaient le taux de salaire horaire médian le plus élevé du secteur du tourisme (57,69 $/heure), tandis que les caissiers-caissières gagnaient le salaire horaire médian le plus bas, soit 17,00 $/heure. Bien que le salaire médian de la plupart des professions soit plus bas dans le secteur du tourisme que dans l’ensemble de l’économie, certaines fonctions sont mieux rémunérées dans le secteur du tourisme. Par exemple, les pilotes d’avion, les mécaniciens/mécaniciennes de bord et les instructeurs/instructrices de vol gagnent 7,69 $/heure de plus, alors que les travailleurs des achats et du contrôle des stocks gagnent 5,00 $/heure de plus que leurs homologues d’autres secteurs. D’autre part, certaines professions avaient des salaires médians nettement inférieurs dans le tourisme, notamment les directeurs/directrices des ressources humaines (- 13,20 $/heure) et les agents/agentes de conservation et de pêche (- 10,26 $/heure).

Analyse démographique

Cette section présente une analyse démographique de l’emploi, des taux de chômage et des salaires.

L'emploi

La main-d’œuvre touristique est essentiellement jeune. En 2025, plus de la moitié des personnes employées dans le secteur du tourisme (54,6 %) avaient entre 15 et 34 ans, dont 31,6 % entre 15 et 24 ans et 22,9 % entre 25 et 34 ans. Cette tendance est particulièrement marquée dans le secteur de la restauration, où les travailleurs de moins de 35 ans représentaient les deux tiers de la main-d’œuvre, dont près de la moitié (42,6 %) avait moins de 25 ans.

En 2025, la répartition entre les sexes dans le secteur du tourisme était relativement équilibrée¹ , avec 51,4 % d’hommes+ et 48,6 % de femmes+ , reflétant étroitement la répartition de l’économie globale de 52,8 % d’hommes+ et 47,2 % de femmes+ . Parmi les cinq secteurs associés au tourisme, le transport était essentiellement dominé par les hommes à 74,5 %, tandis que le secteur associé des services de voyage employait nettement plus de femmes (63,9%) que d’hommes. Les trois autres secteurs associés au tourisme présentaient une répartition relativement homogène entre les hommes et les femmes.

En 2025, la main-d’œuvre touristique comprenait une proportion légèrement plus élevée d’immigrants reçus² (31,3 %), comparativement avec l’ensemble de l’économie (30,0 %). Les secteurs du transport (42,7 %), des services de voyage (40,4 %) et de l’hébergement (37,6 %) emploient une proportion particulièrement élevée d’immigrants reçus. En revanche, seuls 17,8 % des travailleurs du secteur associé des loisirs et divertissements étaient des immigrants reçus.

Taux de chômage

En 2025, le taux de chômage était le plus élevé chez les 15-24 ans, tant dans l’ensemble de l’économie que dans le secteur du tourisme. Par rapport à l’ensemble de l’économie, le tourisme a connu des taux de chômage plus faibles dans toutes les tranches d’âge. Parmi les cinq secteurs associés au touristique, le taux de chômage était généralement élevé dans l’hébergement et dans les loisirs et divertissements.

Veuillez noter que les données relatives au taux de chômage n’étaient pas disponibles pour le secteur associé des services de voyage ; ce secteur est donc exclu des graphiques suivants.

En 2025, le taux de chômage des femmes+ était particulièrement élevé dans le secteur des loisirs et divertissements (7,8 %), tandis que celui des hommes+ était particulièrement élevé dans l’hébergement (7,6 %).

En 2025, dans l’ensemble de l’économie, les taux de chômage des immigrants reçus étaient plus élevés que ceux des personnes nées au Canada³ , mais le secteur du tourisme affichait la tendance inverse . Notamment, dans le secteur associé de secteurs associés à l’hébergement, les personnes nées au Canada avaient un taux de chômage nettement plus élevé (8,6 %) que les immigrants reçus (3,7 %). En général, les taux de chômage des immigrants reçus étaient inférieurs à ceux des travailleurs nés au Canada dans tous les secteurs associés au tourisme.

Taux de salaire horaire moyen

Dans l’ensemble de l’économie comme dans le secteur du tourisme, le salaire horaire moyen augmente généralement avec l’âge, atteignant son maximum chez les travailleurs entre 45 et 54 ans, puis diminuant pour les groupes d’âge plus élevés. En 2025, l’écart salarial entre le secteur du tourisme et l’ensemble de l’économie était le plus faible chez les travailleurs les plus jeunes (15-24 ans), avec une différence de 2,77 $/heure, et le plus important chez les 35-44 ans, où l’écart atteignait 9,84 $/heure.

En 2025, les hommes+ gagnaient des salaires horaires moyens plus élevés que les femmes+, tant dans l’ensemble de l’économie que dans le secteur du tourisme. Toutefois, l’écart salarial entre les hommes+ et les femmes+ était plus faible dans le secteur du tourisme, avec une différence de 4,39 $/heure, contre un écart plus important de 4,60 $/heure dans l’ensemble de l’économie.

En 2025, les taux de salaire horaire moyen des immigrants reçus étaient généralement similaires à ceux des travailleurs nés au Canada, tant dans l’ensemble de l’économie que dans le secteur du tourisme. Notamment, dans l’ensemble de l’économie, les immigrants reçus gagnaient en moyenne un peu moins que les travailleurs nés au Canada, mais plus que ces derniers dans le secteur du tourisme.

Taux de salaire horaire médian

En 2025, les taux de salaire horaire médian ont augmenté avec l’âge, tant dans l’ensemble de l’économie que dans le secteur du tourisme, atteignant un sommet chez les travailleurs entre 35 et 44 ans, puis diminuant dans les groupes d’âge plus avancés. L’écart salarial entre le secteur du tourisme et l’ensemble de l’économie était le plus faible chez les travailleurs les plus jeunes (15-24 ans), avec une différence de 1,50 $/heure, et le plus important chez les 35-44 ans, où l’écart s’est creusé pour atteindre 11,06 $/heure.

En 2025, le salaire horaire médian des hommes+ dépassait celui des femmes+, tant dans l’ensemble de l’économie que dans le secteur du tourisme. Toutefois, l’écart salarial entre les hommes et les femmes était nettement plus faible dans le secteur du tourisme, avec une différence de 2,15 $/heure, contre un écart de 4,15 $/heure dans l’ensemble de l’économie.

En 2025, dans l’ensemble de l’économie, les immigrants reçus avaient un taux de salaire horaire médian inférieur à celui des personnes nées au Canada. Toutefois, dans le secteur du tourisme, le taux de salaire horaire médian des immigrants reçus était légèrement supérieur à celui des travailleurs nés au Canada.

Financé par le Gouvernement du Canada par le biais du Programme d’appui aux initiatives sectorielles.

Les opinions et interprétations contenues dans cette publication sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada. Source : Adapté de Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA). Cela ne constitue pas une approbation de ce produit par Statistique Canada.