Month: mars 2019

(non désaisonnalisé)

En février 2019, le taux de chômage1 dans le secteur du tourisme était de 4,9 %, soit 0,7 % de moins que le taux signalé en février 2018 et identique au mois précédent (janvier 2019).

À 4,9 %, le taux de chômage du tourisme était bien inférieur au taux de chômage non ajusté de manière saisonnière du Canada, qui était de 6,1 %.

Tous les groupes de l’industrie du tourisme ont signalé des taux de chômage inférieurs à ceux du même mois de l’année dernière (Tableau 1).

À l’échelle provinciale, les taux de chômage du tourisme ont varié entre 2,8 % en Alberta et 13,4 % à l’Île-du-Prince-Édouard.

Les taux de chômage saisonniers non corrigés pour le tourisme dans chaque province, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard et du Québec, étaient inférieurs aux taux déclarés pour l’économie provinciale (Graphique 1).

L’emploi lié au tourisme représentait 11,0 % de la population active totale du Canada en février.

Tableau 1 – Taux de chômage – Groupes de l’industrie du tourisme – Février 2018/2019
Groupes de l’industrie du tourisme2 Taux de chômage – février 2018 Taux de chômage – février 2019
Tourisme 5,6 % 4,9 %
Hébergement 9,9 % 7,5 %
Restauration 5,4 % 4,8 %
Loisirs et divertissements 7,4 % 7,3 %
Transport 1,9 % 1,7 %
Services de voyage 4,5 % N/A
Graphique 1 – Secteur du tourisme et main-d’oeuvre totale – taux de chômage par province (non désaisonnalisé)

1 Pour déterminer le taux de chômage, la classification d’industries (SCIAN) sont basées sur l’emploi le plus récent qui a eu lieu dans la dernière année, et sont auto-identifiés par l’intimé. Les chômeurs sont ceux qui, au cours de la période de référence, étaient disponibles pour travailler mais étaient : mise à pied temporaire; étaient sans travail; ou devraient commencer un nouvel emploi dans les quatre prochaines semaines.

2 Tel que défini par le compte satellite du tourisme. Les industries du SCIAN, inclus dans le secteur du tourisme sont ceux qui cesserait d’exister or de fonctionner à un niveau d’activité sensiblement réduit comme une conséquence directe de l’absence de tourisme. Source: Enquête sur la population active de Statistique Canada, totalisations personnalisées. Basé sur des données pour la semaine se terminant le 16 février 2019.

RH Tourisme Canada viens d’annoncer les plus récentes données sur le marché du travail en tourisme. L’information présentée ici est tirée de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada. Ces données sont non désaisonnalisées, ce qui permet d’établir des comparaisons entre le secteur du tourisme et l’économie globale. À ce titre, les statistiques mensuelles et annuelles pour l’ensemble de la population active du Canada différeront des statistiques désaisonnalisées qui sont généralement présentées par Statistiques Canada.

Le chômage dans le tourisme en 2018

Le taux de chômage dans le secteur du tourisme a atteint un plus bas niveau record de 4,9 % en 2018, en baisse par rapport à 5,3 % en 2017. Le taux de chômage dans le secteur du tourisme était inférieur de près d’un point de pourcentage au taux de chômage de l’ensemble de la population active, qui a également atteint un plus bas niveau record, soit 5,8 % (en baisse par rapport à 6,3 % en 2017).

Taux de chômage annuel :

Au cours du dernier mois de l’année, le taux de chômage dans le secteur du tourisme était de 4,1 %, ce qui est étonnamment bas, décembre ayant tendance à être un mois où le chômage touristique augmente en raison de la variabilité saisonnière. En 2018, le taux de chômage dans le secteur du tourisme était en fait au plus bas en décembre, suivi par juillet à 4,2 %.

Tendances mensuelles

Le tourisme se compose de 29 industries individuelles regroupées en cinq sous-secteurs. Le sous-secteur de l’hébergement affichait le taux de chômage annuel le plus élevé en 2018, soit 6,7 %, tandis que le sous-secteur du transport avait le plus faible taux, soit 2,7 %.

Les sous-secteurs de l’hébergement et des loisirs et divertissements ont affiché la plus grande variabilité mensuelle, le taux de chômage atteignant 11,3 % en mars pour l’hébergement, mais diminuant à 2,8 % en juillet, tandis que celui des loisirs et divertissements variait de 8,3 % à 3,7 % selon le mois.

Tendances provinciales

À l’échelle régionale, l’Île-du-Prince-Édouard a connu le taux de chômage touristique annuel le plus élevé, soit 11,1 %, tandis que l’Alberta a connu le taux le plus faible, soit 3,9 %. Il s’agit d’un changement important pour l’Alberta, qui a vu son taux de chômage dans le secteur touristique passer de 2,6 % en 2014 à 5,3 % en 2017.

Le taux de chômage annuel élevé dans certaines provinces est en grande partie attribuable à la volatilité de la demande saisonnière. Par exemple, le taux de chômage dans le secteur du tourisme à l’Île-du-Prince-Édouard est passé de près de 20,0 % en avril 2018 à 2,4 % en juillet et 0,0 % en août avant de remonter à 18,8 % en décembre. Le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador ont affiché une volatilité semblable. En comparaison, le taux de chômage touristique en Ontario a connu moins de fluctuations volatiles, passant d’un sommet de 5,7 % en mars à un creux de 3,7 % en octobre.

Taux de chômage annuel en tourisme par province :

Tendances à long terme

Le taux de chômage annuel dans le tourisme est en baisse constante depuis 2009, à l’exception d’une légère hausse en 2014. Avant 2009, le secteur du tourisme avait atteint un faible taux de chômage de 6,0 % en 2007 et de 6,2 % en 2008. En raison du ralentissement économique mondial, les taux de chômage ont grimpé en flèche en 2009. Le tourisme a culminé à 7,6 %, tandis que la population active totale a atteint 8,3 %. Les deux taux ont eu tendance à baisser depuis, et le secteur du tourisme a maintenu un taux de chômage constamment à la baisse depuis.

Emplois à temps partiel et à temps plein

Pourcentage de l’emploi total en tourisme :

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Les opinions et interprétations contenues dans cette publication sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles du gouvernement du Canada.

 

Source : Adapté de Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA). Cela ne constitue pas une approbation de ce produit par Statistique Canada.